Vers la nationalisation de l'électricité


Les premiers réseaux électriques sont construits pour l'éclairage public où ils concurrencent le gaz. Ils utilisent la voie publique grâce à des permissions de voirie ou bien sont condédés par les municipalités avec des cahiers des charges, établis sur le modèle des distributions de gaz. Les sociétés distributrices sont alors tenues de fournir l'électricité à tous les usagers du secteur desservi qui en font la demande.

La loi du 15 juin 1906 confirme ces deux régimes juridiques et autorise l'empiètement du réseau électrique sur les terrains privés dès que son utilité publique est reconnue.


A partir de 1919 et de la loi du 16 octobre relative à l'utilisation de l'énergie hydraulique, divers textes juridiques réglementent, sous l'autorité de l'Etat, la construction des usines de production et des lignes de transport d'électricité.

L'importance des capitaux nécessaires au développement de la production et à l'interconnection des réseaux de transport entraîne une concentration progressive des entreprises électriques.

Dès le début des années 30, les élus locaux et la FNCCR qui les représente, s'alarment de la dérive des prix pratiqués par ces entreprises en situation de quasi monopole. Ils souhaitent, tout comme les syndicats de personnel de ces entreprises, que ce secteur stratégique soit géré de manière plus efficace et plus conforme à l'intérêt général et au développement économique du pays.

Après la guerre, la nécessité de reconstruire rapidement, et de manière rationnelle, les infrastructures détruites entraîne une adhésion unanime à la nationalisation des grands moyens de production contenue dans le programme du Conseil National de la Résistance.

 



1ère partie :

"les premiers pas"
1850-1950

2ème partie :

"le Syndicat"
1950-2000

 

Rechercher :