Les débuts du réseau interconnecté

En 1924, la France doit tirer des chutes d'eau le maximum de rendement et ne faire intervenir l'énergie thermique que comme élément de sécurité et de régularisation.
La première entreprise qui a tenté de faire appel aux deux moyens de production a été la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans. Elle construisit alors deux lignes de voies ferrées électrifiées de Paris à Eguzon.
La Compagnie continua ensuite l'électrification des voies ferrées : de Vierzon à Limoges, de Limoges à Brive puis de Brive à Montauban.
En 1924, la Société de Transport de l'Energie du Centre (S.T.E.C.) mise en place par "Loire et Centre", demande à l'Etat une concession pour relier entre elles les usines hydroélectriques et thermiques en vue de satisfaire les besoins des services publics et de l'industrie dans ces régions.


En 1925, la société construit la ligne 150 kV Saint-Etienne - Roanne. En 1927 est décidée la ligne Rueyres - Monistrol pour amener l'énergie hydraulique d'une partie des usines de La Truyère. En 1932, la tension de ce réseau passe de 150 kV à 220 kV.

La S.T.E.C. s'est donc chargée au début d'assurer les besoins régionaux. Les besoins d'échanges avec d'autres régions : Sud-Est, Alpes et Paris l'ont amenée ensuite à s'interconnecter plus largement, d'abord à 150 kV en 1932, puis à 220 kV en 1936.

De compagnies de distribution bien isolées, on est passé en 20 ans à un régime très différent, où l'interconnection s'est généralisée grâce à des lignes de 220 kV (puis intitulées 225 kV) et où toutes les compagnies peuvent faire appel aussi bien à l'énergie hydraulique qu'à l'énergie thermique.



1ère partie :

"les premiers pas"
1850-1950

2ème partie :

"le Syndicat"
1950-2000

 

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